La semaine dernière à la Grande Bibliothèque de Montréal,
j’ai eu un moment de lecture très désagréable avec Le Professeur de
Christian Prigent. La combinaison de ma lecture désastreuse, doublé de la
chaleur tropicale, fit que ma fin de semaine se termina sur une fausse note.
J’ai finalement retourné aujourd’hui les deux ouvrages de Christian Prigent que
j’avais empruntés à la Grande Bibliothèque : Le professeur et Une
phrase pour ma mère. Je ne vous suggère pas la lecture de son Le
professeur. Par contre, Une phrase pour ma mère de Christian Prigent
peut être intéressant comme premier ouvrage, afin de se familiariser avec son
œuvre poétique. Tout comme pour Le professeur, j’ai lu que les premières
pages d’Une phrase pour ma mère. En fait, j’ai relu les premières pages d’Une
phrase pour ma mère. Comme je l’ai déjà expliqué ici, j’avais déjà lu Une
phrase pour ma mère. Si vous empruntez Une phrase pour ma mère à la Grande
Bibliothèque de Montréal, sachez qu’il y a un problème au niveau du magnétisme,
vous devrez obligatoirement vous rendre au comptoir afin d’emprunter et
retourner l’ouvrage.
J’ai pris l’habitude, études littéraires obligent, d’entreprendre la lecture de
plusieurs ouvrages, de plusieurs auteurs, en même temps. Cette habitude
comporte certains risques, dont celui d’« oublier » l’existence même de
lectures en cours, surtout lorsqu’il s’agit de livres dont j’ai fait l’achat.
Or, devant de telle situation, l’avantage est qu’à un moment donné ou à un
autre, l’« oublie » est reconnue et on finit par s’y remettre, tôt ou tard.
J’ai connu un de ces épisodes avec la lecture du fabuleux roman La Vérité
sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker. Ce n’est pas parce que ce
roman ne m’a pas plu que je ne l’ai pas terminé, mais je l’avais tout
simplement mis de côté, et je n’y avais plus pensé, jusqu’à tout récemment,
avec l’arrivée de la télésérie du même nom en français, sur la chaîne
Radio-Canada. J’ai écouté les premiers épisodes de la télésérie avec intérêt.
Je suis d’avis que la télésérie ne rend pas justice au roman. Ce n’est pas la
faute aux acteurs, ou à la scénarisation, mais ce roman de Dicker est tellement
profond et puissant, que peu importe son adaptation, il faut vraiment
lire La Vérité sur l’affaire Harry Quebert pour en apprécier le style
et l’œuvre dans toute son identité. C’est la raison pour laquelle je préfère de
loin le roman comme genre littéraire. Un roman ne peut pas mentir : soit
il est bon ou pas. C’est tout.
La Vérité sur l’affaire Harry Quebert est un très grand
roman. Dès la lecture de ses premières pages, j’ai tout de suite pensé à
un auteur de la littérature américaine qui m’est très cher : Paul Auster.
Bien qu’Auster écrive en anglais et que La Vérité est une œuvre
francophone, j’ai tout de suite fait le rapprochement entre ces deux auteurs.
C’est comme si, à seulement 27 ans, Joël Dicker avait déjà une vieille âme
d’écrivain. À mon avis, La Vérité sur l’affaire Harry Quebert aurait
pu être écrite par Paul Auster. Le jeune âge de Joël Dicker au moment de
la publication de La Vérité m’avait étonné. Il s’en est suivi deux
autres romans que je n’ai pas encore lus : Le Livre des Baltimore (2015)
et La Disparition de Stephanie Mailer (2018). Avant même de
poursuivre ma lecture de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, que je
vais malheureusement devoir reprendre du tout début parce que trop de temps
s’est écoulé entre maintenant et mes dernières pages lues de cette œuvre
vraiment géniale — je dois m’attaquer à la lecture de Pélagie-la-Charrette d’Antonine
Maillet. Pourquoi?
Dimanche dernier, je vous l’ai déjà raconté, j’ai rencontré
par hasard Antonine Maillet. Je suis allée vérifier la date de réception de son
prix Goncourt : 1979. Je suis née en 1980, par conséquent, j’ai 39 ans, et…
en cette année 2019, nous célébrons le 40e anniversaire du prix
Goncourt d’Antonine Maillet pour Pélagie-la-Charrette. Bien sûr, j’ai déjà
lu Pélagie, mais il y a bien longtemps déjà, et mon souvenir de lecture étant
quelque peu flou, je me dois de remédier à la situation, et ce, le plus tôt
possible. Je ne sais pas si c’était le cas en 1979, mais le prix Goncourt est
généralement attribué durant le mois de novembre. Mon objectif étant de
compléter la lecture de Pélagie-la-Charrette d’ici le mois d’octobre
ou la mi-octobre, pour ensuite écrire un billet sur mon blogue, afin de
célébrer le 40e anniversaire de l’obtention du prix Goncourt d’Antonine
Maillet.
Dans ma vie, j’ai connu Pélagie-la-Charrette que
sur le tard. Antonine Maillet est beaucoup plus connue en tant qu'auteure pour
sa fabuleuse Sagouine, mais Pélagie-la-Charrette est tout aussi
pertinente. Il y a 40 ans, pour la toute première fois, une œuvre
canadienne-française remportait les plus grands honneurs de la littérature
francophone. Il s’agit définitivement d’un anniversaire qui est à célébrer.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire